jeudi 26 septembre 2013

Monster club (Masbou & Leprévost) et Le monde perdu (Bec & Faina/Salvatore)


Ce mois-ci, la bande dessinée explore le monde avec deux titres diamétralement opposés mais de très bonne qualité.






Avec Monster club, du scénariste Masbou (dessinateur de la cultissime série De cape et de crocs) et du dessinateur Leprévost, partons en Sibérie, à la découverte de terres inconnues et d'espèces légendaires. Dans un style steampunk, Monster Club est une série dont on attend la suite avec impatience!

 
 



Retrouvez Christophe Bec (Proméhée, Zéro absolu...) au scénario et le duo Faina/Salvatore au dessin pour Le monde perdu, une adaptation libre de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Dans un style plus réaliste, nous suivons un groupe d'explorateurs/scientifiques en Amérique du sud à la recherche de dinosaures !






Explorateurs dans l'âme, n'hésitez plus, partez à la découverte d'espèces oubliées!

Monster Club de Masbou et Prévost aux éditions Delcourt,  14,50€.
Le monde perdu de Bec et Faina/Salvatore aux éditions Soleil, 14,50€.

mercredi 18 septembre 2013

Mercredi 25 septembre 2013 : Lecture pour les 3-6 ans


Mercredi 25 septembre à 15h, Le Livre et la Tortue vous propose une lecture de l'album :

La Grenouille à grande bouche d'Elodie Nouhen et Francine Vidal. 

Fans de batraciens entre 3 et 6 ans ou tout simplement amateurs de chouettes histoires, venez découvrir la fameuse histoire d'une grenouille un peu curieuse mais très maligne! 

Une petite animation sera proposée autour de cette lecture...

N'hésitez pas à nous contacter ou à passer nous voir pour plus d'informations!

Exposition peinture : Cédric Linossier

Du 14 septembre au 17 novembre, Le Livre et la Tortue est très heureuse de vous présenter les œuvres de Cédric Linossier, peintre de Charenton-le-Pont.


L'art fait partie intégrante de notre monde. C'est aux artistes de le rendre visible et accessible. L'art reste l'expression de l'artiste et de sa relation au monde.

J'ai toujours été attiré par le milieu artistique. Mon parcours créatif est le reflet de mon expérience personnelle. Je partage mon temps, depuis 15 ans, entre engagement humanitaire et  passion pour l'art.
Ma démarche artistique est avant tout émotionnelle et personnelle, miroir de ma vie intérieure et empreinte de la vision que j'ai de notre temps.

A travers l'abstraction lyrique, je mets sur la toile les couleurs du monde inspirées de mes voyages et de mes rencontres. Mélange de l'expression de mon monde intérieur, la métaphore de mes souvenirs mêlés à mon interprétation de la société actuelle.

Cédric Linossier.



2009, Galerie "Art Présente", Paris 3ème
2008, Marché d'Art Contemporain de Bercy village, Paris 12ème
2007, Marché d'Art Contemporain de Charenton, Paris 12ème

dimanche 15 septembre 2013

Lucia Antonia, funambule de Daniel Morvan


RENTRÉE LITTÉRAIRE 2013


Suite à la mort d'Arthénice, sa partenaire funambule, Lucia Antonia est bannie du cirque familial fondé par son arrière grand-père Alcibiade. Elle décide de poser ses affaires pour quelque temps dans un village de bord de mer au milieu des salines. Elle y rencontre Eugénie et Astrée, mère et fille, un artiste peintre et un garçon voilier qui l'aideront à faire le deuil de l'être aimé. Pendant cette période, elle consigne dans de petits carnets des fragments de sa vie:

"Lorsque je suis sur le fil je ne pense pas à elle.
Je ne suis heureuse que sur le fil.
Je ne suis heureuse que pensant à elle."

"Encore ensommeillée, je marche en rompant les fils d'argent tissés dans la nuit. L'eau de la saline me reflète à l'envers comme un miroir à plat."

"J'appartiens au ciel et à la terre, comme un chien attaché à deux laisses. Le seul lien qui ne m'étrangle pas est un fil d'acier de quatorze millimètres."

Entre douce rêverie et souvenirs poétiques, les carnets de Lucia Antonia nous plongent dans l'univers onirique du cirque, des acrobates et des funambules. Sous la forme d'une succession de petites notes, la magie opère. Entre ciel et terre, la voix mélodieuse de Lucia Antonia ressuscite son amour Arthénice et nous fait osciller entre mélancolie et émerveillement.

Lucia Antonia, funambule de Daniel Morvan aux éditions Zulma, 16,50€.

mercredi 11 septembre 2013

Bel-Air de Lionel Salaün


RENTRÉE LITTÉRAIRE 2013


Le Bel-Air, c'est le bar de la cité, de cette ville moyenne qui ne donne pas son nom, comme un témoin silencieux de cette enclave paisible mais stigmatisée. Témoin de l'amitié indéfectible qui lie Jacky à Gérard, témoin du groupe qui se crée autour d'eux, des premiers amours, des rêves d'avenir et de la guerre d'Algérie en toile de fond.
A travers Bel-Air, Lionel Salaün retranscrit la France des années 50 et si nous n'avons pas forcément connu cette époque, nous nous y croirions presque, revivant nos propres souvenirs de jeunesse.

Si vous étiez fâché avec la littérature française, Lionel Salaün est, sans aucun doute, l'auteur qui vous réconciliera avec elle grâce à une écriture léchée et pleine de délicieuses surprises.

L'avis de Christian, un lecteur :

"En lisant Bel-Air, j'ai revécu la fin des années cinquante, ma prime jeunesse. La fresque est fidèle, complète. Période marquée par la guerre d'Algérie, et le clivage entre "beaux quartiers" et cités, dure réalité sur laquelle le livre est construit. Le style, l'écriture sont agréables. Il est temps pour moi de lire le premier roman de Lionel Salaün !"

Bel-Air de Lionel Salaün aux éditions Liana Levi, 17,50€

dimanche 1 septembre 2013

Monde sans oiseaux de Karin Serres


RENTRÉE LITTÉRAIRE 2013


"Petite Boîte d'Os" vit dans un monde où il est tout à fait naturel de se prénommer "Petite Boîte d'Os", où les oiseaux n'existent plus mais où les cochons sont fluorescents et nagent toujours plus nombreux dans le lac. Un monde où on laisse partir ses morts sous l'eau jusqu'à ce qu'ils forment une forêt de cercueils. "Petite Boîte d'Os", fille de pasteur, habite une maison qui roule, au bord d'un lac, un lieu calme et serein qu'elle n'envisage pour rien au monde de quitter d'autant plus qu'elle vient de rencontrer Joseph... 

Monde sans oiseaux, l'univers que nous propose Karin Serres, se présente comme un conte qui laisse présager du pire. Pourtant, au milieu des drames de la vie et de la montée inexorable du lac, "Petite Boîte d'Os" et Joseph vivent un amour sans limite qui traverse les âges. Monde sans oiseaux, c'est un objet un peu étrange mais surtout rare, c'est de la poésie, du rêve et un peu de magie... 


"Ma mère a des yeux bleu rivière gelée, de fins cheveux blond sévèrement tirés et de hautes pommettes au sang à fleur. Son corps massif se déplace sans bruit dans notre maison, elle glisse sur coussin d'air."

"Distraite, je plante l'aiguille dans mon doigt, le sang jaillit: un coquelicot dans un champ de neige. Je suce mon sang, métallique et sucré, il sourd de plus belle. J'ouvre ma main dans le soleil: entre chaque doigt, la palmure dessine le tutu de soie de danseuses chauves dont l'une a la tête qui saigne, mitraillée."

Monde sans oiseaux de Karin Serres aux éditions Stock, 12,50€.